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Arrivée à Copacabana, en Bolivie

lundi 7 décembre 2009 : Arrivée à Copacabana en Bolivie.

 

 

On se lève tôt pour prendre un bus vers de nouvelles aventures : direction la Bolivie ! Cristian frappe à notre porte pour nous proposer de prendre le taxi ensemble  jusqu'au terminal. Nous comptions nous y rendre à pied car ce n'est pas très loin, mais il insiste pour qu'on aille avec lui en taxi vu qu'il paye pour 1, le prix est le même pour 3.

Arrivés au terminal nous payons la taxe d'embarquement à 1 sole chacun puis nous dirigeons vers notre bus. Surprise on nous a changé nos places : on se retrouve au fond près des toilettes qui dégagent une odeur fort désagréable qui ne fera qu'augmenter vu que pendant tout le trajet on assistera à un défilé de touristes allant au petit coin.

 

Le car est rempli, et uniquement de touristes. On part presque à l'heure. Le vendeur de billet nous dit que le trajet dure 3 heures jusqu'à Copacabana, en réalité il durera plus de 4 heures mais cela passera vite car le paysage est agréable : on longe le lac Titicaca.

 

 Lors d'une petite pause, on en profite pour aller aux toilettes, mais la queue ressemble à celle de space mountain à Eurodisney car il y a déjà trois autres cars également remplis de touristes qui se sont arrêtés au même endroit. On dépense nos derniers soles pour s'acheter deux bonbons chacun.

 

On repart et à 10h 30 on arrive enfin à la frontière Pérou-Bolivie. On doit d'abord passer à la police péruvienne pour obtenir un tampon de sortie du Pérou, puis au contrôle migratoire péruvien. Ensuite on marche une cinquantaine de mètres, on traverse la frontière à pied et on se dirige au contrôle migratoire bolivien pour obtenir le tampon d'entrée sur le territoire. Il faut leur dire combien de temps on reste dans le pays. On perd beaucoup de temps à ce passage de frontière car il y a une queue énorme. En réalité on ne se plie à ces contrôles que si l'on veut car la frontière est ouverte et non surveillée, mais vaut mieux se rendre aux points de contrôle pour ne pas avoir de problème à la sortie du territoire, et puis ça fait un nouveau tampon sur le passeport. Après ces formalités, on repart vers 11h30 en direction de Copacabana qui se trouve à seulement 8km de la frontière.

 

On arrive à l'entrée de Copacabana, et un homme monte dans le bus en réclamant 10 bolivianos à chaque personne pour entrer dans la ville. Nous avions entendu parler de cette pratique illégale, en réalité ce n'est pas un péage ni une taxe imposée par la municipalité ou l'état. Ce sont juste des agences locales qui prennent les touristes pour des vaches à lait en les taxant d'une droit d'entrée fictif. Comme par hasard ils n'arrêtent que les bus touristiques…On informe donc les autres passagers et on leur dit de ne pas payer, les premiers passagers payeront tout de même. Le type  insiste et nous dit que le bus ne partira pas tant que tout le monde n'aura pas acheter un ticket d'entrée. Comme la plupart d'entre nous refuse de payer, il baisse le tarif à 1 sole par personne, ce qui est encore plus louche car s'il y a une taxe d'entrée le tarif est fixe et non négociable. Certains d'entre nous ne s'arrêtent même pas à Copacabana et vont directement à La Paz, pourquoi devraient-ils payer une taxe d'entrée à Copacabana ???  Carole demande alors au type de nous montrer sa carte et un justificatif légal de cette taxe qui n'était annoncée nulle part alors que dans tous les endroits où il y a une taxe à payer il y a une pancarte qui annonce la taxe, son montant et qui cite le numéro de la loi ayant instauré cette taxe. Il faudra que Nuno crie sur le type, le traite d'escroc et menace d'appeler la police pour qu'il sorte du bus, mécontent car nous avons déjoué son arnaque. S'il obtient 10 bolivianos de chaque passager il gagne environ 600 bolivianos par bus, et vu qu'une vingtaine de bus passe par jour il vole environ 12 000 bolivianos ( 1200 euros) par jour aux touristes ! Le plus scandaleux c'est que le chauffeur de bus sait que c'est illégal mais il s'arrête délibérément devant le type, il doit certainement toucher un pourcentage dans l'affaire.

 

Bref, arrivés au centre de Copacabana une poignée de passagers nous remercie pour notre intervention tandis que les autres, ingrats mais contents de ne pas avoir payé, nous ignorerons. A notre descente du bus, un éternel rabatteur nous propose une chambre double avec salle de bains privée et télé, avec 3 chaînes locales, pour 40 bolivianos. Nous posons nos affaires à l'hôtel, puis repartons direct au centre puiser des infos pour visiter la fameuse Isla del Sol. Ensuite nous cherchons en vain en distributeur automatique dans la ville, bien que super touristique Copacabana ne dispose étrangement pas de distributeur pour les Visa et Mastercard internationales. Heureusement nous avons quelques dollars que nous pouvons échanger afin de payer l'hôtel et notre tour à la Isla del Sol et surtout nous avons de quoi payer notre déjeuner, que l'on prendra au marché. La vieille dame qui nous sert refuse notre billet car il lui semble faux, on lui dit qu'on vient juste de le recevoir en change, et en insistant elle acceptera finalement ce billet, qui on l'avoue était bien abîmé.

 

On veut faire quelques courses mais il n'y a pas de supermarché et les quelques épiciers ouverts pratiquent des prix deux fois plus chers qu'au Pérou alors que la Bolivie est censée être bien moins chère. Certes, Copacabana est une ville très touristique. En nous promenant dans la ville on rencontre quatre péruviens qui avaient pris le même car que nous depuis Puno, mais qui avaient fini le trajet en taxi depuis la frontière pour gagner du temps car eux ne nécessitaient pas d'aller aux postes de contrôle et d'immigration. On discute un peu ensemble et on leur demande s'ils ont été arrêtés pour payer une taxe à l'entrée de Copacabana. Ils nous répondent que non, et nous confirment que cette taxe est une arnaque touristique.

On rentre à l'hôtel mettre à jour notre carnet de voyage puis nous ressortons en fin d'après-midi pour acheter nos tickets de bateau pour la visite de la Isla del Sol le lendemain.

 

Nous visitons ensuite la cathédrale de Copacabana, puis nous montons le « chemin de croix » jusqu'au calvaire de Copacabana. Beaucoup de croyants viennent y déposer des cierges et y faire des promesses qui sont un fruit du mélange de la religion chrétienne et des croyances andines. En effet les boliviens sont polythéistes et pratiquent le christianisme mélé à d'anciens rites andins. La représentation de la vierge marie est par exemple surprenant : elle a la morphologie de la Pacha Mama indienne, sainte mère de la terre. Après une heure d'ascension nous arrivons au Calvaire, à plus de 4000 mètres d'altitude. De là nous avons une super vue sur Copacabana, et sur sa plage qui borde le lac Titicaca. Cette plage ressemble étrangement à la plage Copacabana de Rio de Janeiro, qui doit son nom à cette ville bolivienne suite à la promesse faite à la vierge de Copacabana par un marin égaré au large des côtes du Brésil.

 

Depuis ce haut mirador, nous assistons à un merveilleux coucher du soleil, qui semble embraser les montagnes de l'autre côté du lac, avant de redescendre diner et nous coucher.



28/12/2009
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