les 7 nouvelles merveilles du monde

Arrivée à Pékin

Lundi 19 octobre 2009 :

Nous sommes arrivés à Pékin dans le nouveau et géant Terminal construit pour les Jeux Olympiques de 2008. Là encore beaucoup de personnes portent des masques. On remarque que contrairement a Hong Kong, même les employés des points information pour les touristes ne parlent pas anglais, tout est écrit en chinois. On sent que l’on va avoir quelques problèmes de communication par ici. Quand on pose des questions aux passants, soit ils ne nous comprennent pas soit ils nous fuient, on doit leur faire peur. Cela nous change de Hong Kong où les gens venaient spontanément vers nous quand ils voyaient qu’on galérait (ca doit se voir à nos visages dépités en essayant de déchiffrer le plan sous notre nez ).

Il fait froid, pour la première fois depuis le début du voyage nous sortons nos polaires, blousons et gants. Nous prenons la navette moderne de l’aéroport de Pékin jusqu’à la station Metro de Dongzhimen  pour 25 yens, puis le métro ligne 2 jusqu'à Lama Temple pour 2 yens où se trouve notre auberge. Le trajet dure seulement 20 minutes.

L’auberge P Loft se trouve au cœur d’un agréable Hutong, au plus proche de la population populaire locale. Nous posons nos affaires et mangeons dans un petit restaurant familial où ils ne parlent pas un mot d anglais. Toutefois une partie du menu est traduite en anglais, ce qui nous aide à passer commande en pointant du doigt ce que nous voulons. Nous ne sommes pas sûrs d avoir mangé ce que nous avons commandé mais c était bon et pas cher ( 3 fois moins que dans le quartier touristique sur l’avenue principale). Pendant que nous déjeunons, la famille entière est postée devant leur écran télé en train de regarder, concentrés et la bouche ouverte, une sorte de « telenovela » à la chinoise. Ils semblent coupés du monde réel et hypnotisés par la télé, qui offre une image et un son de qualité médiocre mais apparemment satisfaisant. Ils ne bougeront que pour taper du pied par terre pour faire revenir le son crépitant qui disparaît toutes les 2 minutes comme par magie.

Nous nous promenons aux abords du temple Lama, et passons devant une école où tous les enfants sont habillés du même survêtement en guise d’uniforme. A l’entrée de l’école nous assistons au plan de lutte contre la grippe A : deux personnes montent la garde et vérifient la température des élèves avec un pistolet-thermomètre.

Nous remarquons que les chinois sont très joueurs : dans les transports les plus jeunes jouent aux jeux vidéos, et dans la rue les hommes plus âgés regroupés au tour d’une petite table s’adonnent aux jeux de société, qui nous paraîtrons de vrais casse-tête chinois. Leurs jeux semblent stratégiques, autour des deux joueurs assis face à face chacun sur leur petit tabouret, une dizaine d’autres hommes observent et donnent leur avis divergeant. Le ton monte même parfois.

Nous visitons ensuite le Temple de Confucius, grand penseur et professeur à qui beaucoup attribuent la réussite de la Chine. Confucius a créé la première école privée du pays, où il accueillait des gens de tout âge et portefeuille, contrairement à l’école publique qui était réservée aux riches. Il pensait qu’une société ne peut bien fonctionner et être bien gouvernée que si ses membres sont instruits et respectueux. Dans ces enseignements, Confucius prêchait pour la vertu des études, de la  pensée et de la réflexion : il posait des questions existentielles à ces élèves, les laissaient pendant des heures voire des jours à essayer de trouver seuls la réponse, et ne leur donnait la solution qu’après que les élèves aient épuisés toute leur réflexion personnelle. Confucius prônait le respect, puis la recherche de la vérité et de la loyauté, qui sont celui les bases de toute relation humaine. Il établira un vrai code moral fondé sur le respect des autres et de la parole donnée, la sincérité, la modestie, l’honneur, le juste...C’est avec ces valeurs que l’on mesure la vraie richesse d’un homme, et non pas à sa fortune matérielle! 

Certains devraient méditer là-dessus, car toujours aveuglés par l’appât du gain ils en oublient ces valeurs essentielles et notamment le respect de leur parole donnée…

Ce sont ces valeurs que Confucius voulait inculquer à ses élèves, ces valeurs qui seront transmises au fil des siècles par ses disciples et qui se retrouvent encore dans l’éducation chinoise actuelle où il n’est pas vu d’un bon œil d’avoir recours à la justice pour gérer les conflits. Il vaut mieux chercher une solution raisonnable par la voie de la conciliation qui offre une solution ronde et harmonique selon Confucius. En témoigne la légendaire histoire des trois rios (monnaie de l’époque) : Un vieux monsieur perd sa bourse dans la rue, dans laquelle il avait 3 rios. Un jeune homme voit la bourse tomber, et court rattraper son propriétaire pour la lui rendre. Ce dernier le remercie mais lui dit de garder la bourse : elle est désormais sa propriété vu que c’est lui qu’il l’a trouvé. Les deux hommes n’arrivant pas à se mettre d’accord : aucun ne voulant garder la bourse, ils vont devant le juge. Mais le juge refusera de trancher l’affaire et de dire à qui appartiennent les 3 rios. Le juge appelle les deux hommes à une transaction afin de parvenir à l’harmonie d’une solution ronde : le vieil homme qui avait perdu sa bourse récupère un rio, le jeune homme qui a trouvé la bourse récupère un autre rio, et le juge reçoit le dernier rio en rémunération de cette solution pacifique.

Malheureusement dans notre société actuelle de plus en plus belliqueuse, les conflits vont bon train et le recours à la justice est de plus en plus fréquent. « L’Homme naît bon, c’est la société qui le rend mauvais » ?

Après cet après-midi de méditation, nous nous dépêchons de trouver un supermarché avant 21 heures. Les articles non utilisés au quotidien par les locaux sont super chers. Ici laitages, café, céréales sont des produits de luxe… C'est amusant tous les formats sont en mini portion : des minis paquets de gâteaux, des minis paquets de lait, des mini yogourts, des minis bananes…Certes, les chinois ne sont pas très grands ! Mais les portugais non plus et on n’a pas des mini proportions !

En rentrant on mange dans un  autre restaurant, où seule la fille des gérants, petite écolière qui fait ses devoirs, baragouine quelques mots d’anglais. On passe commande sans avoir le choix : il ne reste plus qu’un plat, et on n’a pas très bien compris ce que c’était. On aura finalement une soupe de pates tellement piquante qu’elle nous donnera des coups de sueur.



28/10/2009
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