les 7 nouvelles merveilles du monde

Arrivée sur Uyuni

Mercredi 23 décembre 09 : Départ vers Uyuni

 

On se lève tôt car on doit prendre un bus pour Uyuni. Le guide du routard nous précise que les premiers bus partent à 9h30. Nous prenons un combi jusqu’au terminal de bus menant à Uyuni. Nous sommes déçus : nous arrivons à 9h15 au terminal mais les prochains bus ne partent qu’à  partir de 11 heures. Nous achetons donc nos billets  à 35 boliviens chacun pour le premier bus qui part à 11 heures vers Uyuni. Bloqués au terminal, nous en profitons pour aller sur internet afin de poster les derniers articles sur notre périple au Pérou. A 10h50, nous retournons au terminal pour prendre notre bus qui n’est toujours pas là. Les employés de la compagnie de bus précisent aux passagers que le bus est en train d’arriver. Au bout d’une heure, il n’y a toujours pas de bus. On commence à s’impatienter. Pour passer le temps, Carole se met à lire son livre acheté à Sucre : Crépusculo un amor peligroso ( Twilight) tandis que Nuno part se promener dans le petit marché et revient avec des saltenas pour le déjeuner et une flûte de pan !

Impatients, nous voulons être remboursés et prendre un autre bus qui part à midi. Nuno convainc l’autre compagnie de nous attendre le temps de prendre nos bagages et d’obtenir le remboursement de nos billets. La dame de la compagnie nous fait patienter avant de nous dire qu’elle refuse de nous rembourser. Un autre passager a appelé la police. Un policier s’est présenté à l’agence mais le malheureux ne pouvait pas faire grand-chose pour nous : le bus arrive et il faut patienter.

A 12h15, nous partons enfin. Le bus est plein. Le trajet dure 6 heures. Le chauffeur fait quelques arrêts pour déposer ou prendre des passagers. Au bout de 4 heures de route, un nouveau passager entre ; il n’y a pas de place assise et reste debout près de nous. Il sent tellement mauvais que Carole a failli en vomir. Le supplice dure une bonne heure avant qu’il n’avance un peu plus loin dans le bus. Nous traversons de jolis paysages et croisons des lamas. Nous n’en avions pas encore vu ici en Bolivie. Nous subissons une pluie torrentielle et devons traverser des endroits remplis d’eau.

 

 Nous arrivons à 18 heures à Uyuni. La ville n’est pas très belle. Une fois sortis du bus, Carole part tout de suite se renseigner sur les billets de bus pour La Paz tandis que Nuno récupère les bagages et est abordé par une femme proposant les tours dans le Salar de Uyuni. Elle propose un tour de 3 jours débutant dès demain matin car il lui manque 2 personnes pour remplir son 4X4. Nous nous sommes déjà renseignés sur les prix via internet et les autres voyageurs rencontrés ayant fait le tour avant nous. Il s’avère que le prix proposé est alléchant : 550 bolivianos. On hésite. Elle propose alors le même prix en incluant la chambre de ce soir car l’agence est propriétaire d’un hostal à Uyuni. On négocie à 535 boliviens chacun. On est content du prix ; on espère que l’agence est sérieuse et que le tour est vraiment inoubliable comme il se doit.  On lui explique qu’on doit prendre un bus pour La  Paz au retour du tour et nous indique une compagnie de car touristique qui nous semble cher mais confortable. On réserve mais on doit y retourner pour payer. Nous partons au guichet automatique retirer l’argent nécessaire pour payer le tour et le car. La femme de l’agence nous accompagne et nous dépose à l’hostal. Nous la payons mais elle n’a pas de reçu à nous donner. N’étant pas très confiants, nous lui demandons d’aller à l’agence afin d’obtenir un reçu, ce qui ne la dérange absolument pas. Nous arrivons à l’agence : son petit garçon de 2 ans est à la réception.  Pendant qu’elle prépare le reçu, Carole joue avec le petit garçon qui ne la lâche pas d’une semelle. La femme nous explique qu’elle a deux enfants dont le plus grand étudie à La Paz. Les deux enfants ne sont pas issus du même père. Le premier s’est suicidé pour fuir la justice car il avait des problèmes d’argent. Au moment de partir, le petit fait une crise car il ne voulait pas nous lâcher c’était mignon.

 

On part se promener. On se renseigne sur les autres compagnies de bus et on découvre une nouvelle compagnie venant d’ouvrir : le bus cama coûte 90 bolivianos qu’on négocie  à 80 bolivianos chacun. Toutefois, nous voulons être sûrs que nos bagages seront en sécurité et qu’il y a des tickets sur les bagages pour les rendre au bon propriétaire. L’employée nous demande de revenir plus tard quand le gérant sera de retour afin de nous confirmer s’il y aura des tickets pour le 25 décembre. La compagnie venant d’ouvrir la veille, tout n’est pas encore au point. Nous partons alors entretemps diner. En revenant, nous croisons les brésiliens rencontrés à Potosi qui partent avec ladite compagnie. Nous retournons voir la dame qui vend les billets et réservons nos billets. Nous discutons quelques temps avec la dame qui nous raconte avoir perdu la veille 1200 boliviens qui appartenaient à sa fille pour faire ses études. Nous l’aidons à fermer la boutique. Elle est un peu tête en l’air : elle ne retrouve pas la clé puis une fois la clé retrouvée, elle ne ferme pas à clé la boutique. Heureusement que Nuno a vérifié et se rendre compte que ce n’était pas fermé. Cette petite dame vivant seule avec ses 6 enfants (son mari est parti avec une autre) nous a fait de la peine. Demain avant le tour, nous lui offrirons un pannetone, une spécialité de Noël ici.

Nous préparons nos affaires et nous couchons heureux de partir demain découvrir le salar de Uyuni et le désert du Sud- Lipez.



24/02/2010
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