les 7 nouvelles merveilles du monde

Chemin économique entre Cusco et le Machu Picchu

Samedi 21 novembre 09 : chemin économique vers le Machu Picchu

Vu le prix incroyable de 96 dollars par personne pour le train de Cusco au Machu Picchu, on décide de s’y rendre avec la version routard, 5 fois moins chère !

 

On a rendez-vous avec Jaro devant  la cathédrale à 5h30. Il arrive en courant. On prend un taxi qui ne semble pas être un vrai puisqu’il commence à enlever son étiquette « taxi » quand il voit la police. Finalement tout se passera bien. La course ne coûte que 3 soles jusqu’au Terminal Santiago d’où sortent les bus pour Quillabamba.

Nous sommes tout de suite interceptés par différents intermédiaires vendant des tickets pour les combis. Il y a de la concurrence et une réelle compétition entre eux. On négocie à 20 soles par personne au lieu de 25 soles. On sort au bout de 45 minutes pour partir effectivement  à 6h30 après le scandale avec une dame qui doit descendre du bus car bien sûr comme à chaque fois il y a plus de places vendues que de sièges dans le combi. On se retrouve à 4 sur la banquette arrière alors qu’il n’y a que 3 sièges. Le trajet va être difficile !

 

On passe par des paysages magnifiques, au bord du ravin, nous en  sommes ravis mais rapidement le voyage devient difficile pour Nuno et certains locaux car le chauffeur bombarde comme un taré. Deux locaux vomissent, Nuno ne se sent pas bien mais ne vomit pas. On fait une pause au bord de la route dans une petite taverne qui ne paye pas de mine mais on nous sert un château d’ « arroz turco » qui est très bon pour 4 soles. Nuno en profite pour se soulager aux banos locaux, mais il n’y a pas de chasse d’eau : il faut jeter des sauts d’eau puisés dans un bidon. Dans les toilettes, il n’y a pas de porte mais un rideau à la place. On fait tout à la façon locale !

 

On arrive en 4 heures au lieu de 6 heures à Santa Maria, Nuno repart aux toilettes, c’est officiel il a la Tourista ! On rencontre un uruguayen qui nous indique un hostal pas cher sur Aguas calientes. On prend un taxi colectivo pour Santa Teresa à 10 soles par personne. Le trajet dure une heure en passant par un chemin très abimé à cause de la pluie. Ce chemin sera toutefois  un itinéraire Ter, le premier et le bis sont coupés en raison de chutes de pierre et de l’affaissement de la terre. Ha bah ça rassure ! Espérons que cet itinéraire Ter tienne le coup.

Le voyage s’avère quand même un peu flippant car on passe au bord de la falaise et  la route est parfois juste de  la largeur de la voiture, sans aucune protection ni glissière de sécurité bien sûr. Les virages s’enchainent. Il y a des grosses pierres au milieu de la route et on traverse plusieurs rivières et chutes d’eau.

 

Une fois arrivés à Santa Teresa, on prend un combi pour hydroelectrica à 3 soles par personne. Le trajet dure 30 minutes. Le trajet est tout aussi impressionnant qu’auparavant, mais on s’y habitue. On « s’enregistre » à l’entrée d’ hydrolectrica, puis on commence marche a pied le long des rails de train, le trajet durera 2h30. C’est plus impressionnant à imaginer qu’à faire. En réalité ce n’est pas dangereux, il n’y a pratiquement pas de train à cette heure ci dans notre sens, on croise deux trains mais on est avertis longtemps à l’avance par le klaxon et le bruit du train qui n’avance vraiment pas vite : il fait le trajet en 1 heure.

 

On avance sur les rails du train entre les lattes inégalement espacées, car c’est quand même plus agréable que de marcher sur les pierres entre les lattes, ou bien à coté des rails quand il y  à un chemin en terre pas trop boueux.

Le chemin se poursuit à travers la jungle. C’est magnifique, on croise d’abord des poulets, des plantations d avocats, bananes, papayas, des jolis papillons, le long du fleuve, et des impressionnantes chutes d’eau… Puis, moins exotique, on croise quelques touristes en fin de leur trek de l’inca ( le fameux trek du Pérou dont le prix a été multiplié par 5 ses 5 dernières années, il faut compter plus de 250 dollars par personne et réserver de longs mois à l’avance). On assiste à un triste spectacle : le guide est épuisé, il porte 5 sacs à dos alors que les touristes cheminent tranquillement sans rien porter. C’est abusé, ça fait mal au cœur, on dirait qu’ils le prennent pour leur mule ! On se croirait à l’époque de l esclavage. Les italiens croisés au retour du trek de santa cruz à Huaraz nous avaient prévenus : ils avaient fait le trek de l’Inca et avaient été dégoutés du comportement des touristes américains qui prennent le guide local qui les accompagnent pour un vrai « burro ».

 

Bref, après ce triste spectacle on arrive à Puenta Ruinas, on nous conseille de passer par le bas car si on continue par les rails, il y a deux tunnels et cela peut se révéler très dangereux si deux trains se croisent. Il y a parfois des piétons renversés et percutés par les trains. On aime l’aventure mais on est pas fous quand même ! On passe donc bien évidemment par le chemin qui  longe le train, et qui descend jusqu’au camping et au parque mariposa : une des plus grandes réserves naturelles mondiales de papillons. Puis arrivé on prend à gauche direction Aguas Calientes, car à droite c’est le chemin qui mène au Machu Picchu et qu’on devra emprunter demain matin à l’aube…

 

Au bout de 15 minutes on arrive à Aguas calientes, la ville qui se situe en dessous du Machu Picchu, et qui est l’étape obligatoire avant de découvrir la nouvelle merveille du monde. Cette sympathique randonnée de 2h30 nous a fait économiser, en plus de l’économie déjà réalisée grâce aux transports locaux jusqu’à Aguas Calientes, les 8 dollars par personne extorqués par Perurail entre Hydroelectrica et Aguas Calientes.

On regarde les premiers hôtels d’Aguas Calientes, les prix sont incroyablement chers alors que les hotels ont l’air bof. Le Machu Picchu est victime de son succès et de son hyper fréquentation par les touristes américians. Après quelques minutes on trouve l’hostal « los caminantes », qui nous avait été conseillé par l uruguayen croisé à Santa Maria. On a chambre double à 30 soles (alors qu’ailleurs on trouvait rien à moins de 30 dollars), et Jaro a la chambre d’a coté à 15 soles au lieu des 20 initialement demandés. La chambre correcte, la salle de bain est commune, mais propre et il y a de l’eau chaude 24h/24 ( heureusement dans une ville qui s’appelle «  Aguas calientes » ( eaux chaudes) !)

 

On part acheter  nos billets pour le site archéologique de Machu Picchu, Nuno repart chercher sa carte ISIC oubliée à l hôtel afin de pouvoir bénéficier de 50% de remise étudiante : 62 soles au lieu de 124 !!!  Ca fait plaisir, pour une fois qu’ils exigent par une carte d’étudiant national ( pour les étudiants nationaux c’est encore moins cher : 31 soles).

 

Coup de gueule sur l’exploitation du Machu Picchu

Aguas calientes ressemble à une fausse ville de Western, elle est traversée par le chemin de fer qui est entouré de bars, restaurants et hôtels. On sent que tout a été créé sur mesure pour accueillir les touristes se rendant au Machu Picchu. Aguas calientes est donc une ville super chère, tout comme le site du Machu Picchu. Cette sensation de « dépouille-touriste » a été accentuée depuis qu’une société anglaise a le monopôle sur l’exploitation du Machu Picchu. En effet tous les deniers que vous dépensez pour vous rendre au Machu Picchu ne bénéficient même pas au gouvernement Péruvien. Une société britannique a tout racheté dans le coin, ce qui fait que les prix ont fait un bon incroyable. Et le plus énervant c’est que du coup par ici on ne parle qu’en dollars, vu que les prix sont partout ostensiblement affichés en dollars. On n’a même plus l’impression d’être au Pérou. C’est décevant.

Un exemple : la compagnie ferroviaire péruvienne s’appelle Perurail, on s’attend donc à ce que ce soit une société nationale ou tout du moins péruvienne…hé bien non, elle appartient également à la fameuse société britannique, ce qui explique les prix exorbitants pour les étrangers. C'est le train le plus cher au monde au kilomètre ! Le tarif le moins cher de l’aller-retour depuis Cusco est de 96 dollars par personne en train « backpacker » soit environ 300 soles ! On aura fait le trajet A/R pour moins de 60 soles par personne !!! ( Mais bon faut avoir le temps et les jambes.)

 

On achète quelques  fruits au marche ( on aura jamais mangé autant de fruits que pendant ce voyage, ce qui devrait ravir nos mamans…) puis on rentre diner à l’hôtel. Ha bah nos sandwichs qu’on s’était préparé à Cusco ont un peu tourné, sans doute à cause de l’humidité ambiante et du fait qu’ils étaient super écrasés dans nos mini sacs à dos, qui à notre avis ne tiendront pas jusqu’à la fin du voyage vu comment on les blinde…

Et on se couche à 19 heures pour se lever très tôt demain.



07/12/2009
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