les 7 nouvelles merveilles du monde

Glacier Pastoruri

dimanche 15 novembre 2009 : visite du glacier Pastoruri

Accompagnés de Nick, un jeune d’origine indienne vivant en Angleterre depuis 4 ans et que nous avons connu à l’hostel, nous rejoignons le groupe pour l’excursion au glacier Pastoruri. Nick est professeur de plongée et voyage à travers les plus belles plages du monde où il travaille quelques semaines avant de repartir à l’aventure vers d’autres destinations. A bord du minibus, nous sommes entourés d’une classe de jeunes écoliers en voyage de fin d’étude avec leur professeur, un jeune couple local et de deux autres jeunes péruviennes de Lima.

Après un premier arrêt pour boire un peu de maté de coca avant d’affronter les 5000 mètres d’altitude du glacier, on s’arrête une seconde fois pour observer la Puya raimondi : un cactus géant de la famille de l’ananas, dont l’inflorescence est considérée comme la plus grande du règne végétal avec plus de 18.000 fleurs. Ce cactus peut atteindre 20 mètres ! La puya raimondi est de couleur verte, et ses fleurs sont jaunes orangées. Après son unique floraison au bout de 40, 50 voire 100 ans, elle devient noire et meurt.

On s’arrête ensuite pour découvrir une source d’eau gazeuse naturelle. C’est impressionnant, de l’eau pétillante jaillit du sol au milieu de roseaux rougis par l’effet de l’eau. On goûte, on dirait du Canada Dry ! C’est pas mauvais, mais le guide nous dit ne pas en abuser car au-delà de 3 verres ce n’est pas très bon pour l’estomac.

Après quelques heures de trajet, on arrive enfin au  pied du Glacier Pastoruri, qui se trouve à 80 kilomètres au sud de Huaraz. Il faut faire les derniers kilomètres à pied ou à cheval pour les plus affaiblis par la fatigue ou l’altitude. Vaillants, nous le ferons à pied. Une nouvelle fois Carole se dépassera malgré la respiration difficile en raison de son asthme. On arrive au pied du glacier qui fond à vue d’œil : s’écoule de chaque bord du glacier un fil continu de gouttes d’eau. C’est préoccupant ! Le professeur qui accompagne ses élèves,  raconte à Nuno qu’il vient tous les ans au glacier avec sa promotion et que depuis 20 ans, le glacier a fondu de plus de 80% ! Il ne reste actuellement que 20% du glacier. Les méfaits du réchauffement climatique sont ici visibles à l’œil nu. Et le gouvernement péruvien ne semble pas s’en préoccuper, du moins pas plus qu’ailleurs. Après cette triste leçon d’écologie, Nuno continue de parle du Pérou et des péruviens  avec le professeur, tandis que Carole sympathise avec Haydee, une des deux jeunes péruviennes de Lima. Le professeur  conseillera à Nuno d’être très méfiants tout au long de notre voyage et lui dira  « Aqui en Peru, no confies a nadie ! ». En effet, selon lui il ne faut faire confiance à personne d’autre qu’à sa famille. Ici même les amis de longue date te trahissent ! Haaa…bah ça nous explique mieux le comportement de Young. On a été naïfs de lui faire confiance, on ne le connaissait que depuis quelques heures !

Sur le chemin du retour le guide nous montrera une autre image de notre planète en danger : des rivières contaminées par une entreprise canadienne qui exploite des mines et rejette des produits toxiques dans la rivière. Le gouvernement péruvien est au courant mais ferme les yeux selon le guide en raison des nombreux pots de vin, et de l’importance de cette entreprise pour l’économie locale : elle emploie beaucoup de villageois du coin. Les contrôleurs de l’eau, censés faire parti d’un laboratoire neutre et indépendant, sont soudoyés par l’entreprise canadienne pour donner des faux résultats et dire que l’eau de la rivière n’est pas contaminée. C’est choquant, car nul besoin d’être un scientifique chevronné pour s’apercevoir que la rivière est complètement polluée. A l’œil nu on voit qu’elle a une couleur anormale. En témoignent notamment les disparitions des bancs de truites et autres poissons qui, avant l’installation de l’entreprise canadienne, affluaient par centaines dans la rivière…

Le soir on rentre sur Huaraz.

Elise nous attend. Elle insiste pour qu’on porte plainte et nous accompagne au commissariat de Huaraz. Nous sommes trimballés de service en service. Ah ces administrations ! Et on le retrouve dans tous les pays du monde. Il ne faut pas croire que seuls les fonctionnaires français sont fainéants... Une fois arrivés au service adéquat dans un autre bâtiment un peu plus loin, Carole part avec la secrétaire faire les photocopies de nos passeports, dont le coût restera à notre charge pendant que Nuno dépose plainte. Le policier écrit à la main sur un vulgaire morceau de papier. On aurait dit un brouillon et repartons sans avoir rien signé et il ne voulait pas prendre nos coordonnées disant qu’il resterait en contact avec Elise…. Notre démarche est sans doute une perte de temps.

Revenus à l’hotel, on prépare nos affaires pour partir vers Lima. Jaro, le jeune polonais, part avec nous avec la compagnie Empresa 14 pour 25 soles par personne, tandis que Haydee et son amie partent avec Buzz une compagnie de luxe avec sièges-lits pour 50 soles par personne.

Au milieu de la nuit on s’arrête d’un coup sec sans explication. Au bout d’une demie heure des passagers commencent à descendre pour comprendre, tandis que d’autres trouvent ça normal et se replongent dans leur sommeil comme si de rien n’était. Ce genre de situation est très fréquent au Pérou. Inhabitués on sortira voir ce qu’il se passe : un accident plusieurs kilomètres plus loin bloque la route. Evidemment pas d’itinéraire bis, ici il n’y a pas beaucoup de routes. Il faut donc attendre que la route soit dégagée pour pouvoir repartir. On restera ainsi immobilisé pendant 4h30 !



02/12/2009
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