les 7 nouvelles merveilles du monde

Lignes de Nasca

Lundi 30 novembre : lignes de Nasca et arrivée à l'Oasis de Huacashina

Après une nouvelle nuit dans le bus, et avoir parcouru un énorme plateau désertique semblable au Sahara, on arrive à 6h30 a Nasca.

Topo sur les lignes de Nasca :

Les lignes de Nasca furent découvertes par le savant américain Pal Kosok en 1939. Ce sont d'étranges figures ( figures géométriques ou animaux stylisés) gravées sur le sol et qu'on aperçoit que du ciel. Les figures font plusieurs dizaines de mètre de large ( 60 mètres pour le collibri, 80 mètres pour le singe…)Les lignes auraient été gravées entre l'an 300 et 900 par « la civilisation de Nasca », et aujourd'hui encore personne n'arrive à en expliquer la signification. Certains savants soutiennent qu'il s'agit du plus grand calendrier astronomique du monde qui représente les constellations de l'époque, d'autres pensent qu'il s'agit de réseaux hydrauliques souterrains, tandis que ceux qui ont le plus d'imagination affirment qu'il s'agit de l'œuvre d'extraterrestres.

Achat d'un tour en avion au-dessus des lignes de Nasca :

Dès notre sortie du bus, plusieurs rabatteurs nous proposent leur tour en avion au-dessus des lignes de Nasca. En faisant jouer la concurrence Nuno et Javier arrivent à négocier à 40 dollars par personne dans un petit avion de 5 personnes max. Ce prix inclut le transport A/R jusqu'à l'aérodrome, le visionnage d'une vidéo explicative, et le vol de 30 minutes au-dessus des lignes. Avant de rentrer dans le taxi pour l'aérodrome, on  s'offre un petit jus orange naturel à 1 sole chacun. Dans toutes les villes du Pérou, il y a des vendeurs ambulants avec des sortes de pousse-pousse qui vendent des fruits ou jus de fruits fraîchement pressés devant vous, pour quelques soles. Quelques mètres plus loin vous trouverez un autre marchand ambulant qui vous proposera des sandwichs ou des empanadas… et voilà le petit-déjeuner local !

Après ce rafraîchissement, le taxi nous amène à l'aérodrome. Sur place, l'agence ne veut plus nous le vendre au prix convenu car d'autres touristes viennent de payer entre 60 et 70 dollars par tête. Vu qu'on n'est pas d'accord, le directeur de l'agence nous propose le tour à 40 dollars par personne, mais dans un avion de 12 personnes, duquel on voit moins bien les lignes… Mécontents, on commence à quitter les lieux. Très vite, nous sommes rappelés par l'un des employés qui accepte finalement de nous le faire à 40 dollars par personne dans un petit avion de 5 personnes. Vu qu'il nous manque du cash, le taxi-rabatteur nous conduit jusqu'à un distributeur au centre-ville. On nous conseille de ne rien manger juste avant le vol, mais Nuno a faim et mange le dernier sandwich qu'il nous reste.

De retour à l'agence on s'enregistre et on paye le tour, puis on se dirige en minibus vers l'Aérodrome, accompagnés de Javier et des deux autres touristes : un allemand et un japonais. Arrivés à l'aérodrome on dépose nos affaires au balcon de l'agence nous ayant vendu le tout, vu qu'il faut emporter le strict minimum avec nous en l'air pour éviter que les objets se baladent dans tous les sens lors des pirouettes de l'avion pour observer les lignes. Pendant que Nuno règle la taxe d'aéroport de 20 soles chacun, Carole en profite pour faire une pause-pipi avant le décollage. Quand elle sort des toilettes, elle aperçoit Nuno qui s'énerve contre la dame du guichet. Celle-ci ne lui a pas rendu toute la monnaie…décidément, c'est une pratique courante par ici !

Après ce coup de sang, nous traversons à pied la piste, pendant que d'autres avions décollent, pour embarquer tous les cinq dans notre petite avionnette. Notre pilote, Lucas, nous donnent quelques explications sur le vol : on survolera les lignes pendant un peu plus d'une demi-heure, et on fera deux tours au-dessus de chacune des formes, une fois  par la gauche et une autre fois par la droite, afin que tout le monde puisse bien voir et prendre des photos des lignes. Ensuite il nous offre à chacun un sac vomitoire, et un certificat de vol au-dessus des lignes de Nasca, alors que nous n'avons pas encore décollé, au dos duquel il y a un schéma avec toutes les figures  que nous allons survoler.

Vol au-dessus des lignes de Nasca :

Aujourd'hui la météo est parfaite, pas de nuage et un soleil qui brille. Javier est assis à côté du pilote, Nuno et Carole sont derrière eux, puis au fond du petit appareil on a le japonais et l'allemand, qui sont un peu dégoutés d'être à l'arrière car on voit un peu moins bien. Un casque sur les oreilles, pour entendre les commentaires de notre pilote-guide, et attachés sur nos petits-sièges nous voilà partis. Tellement ça fait du bruit on a l'impression d'être assis sur le moteur. On reçoit le feu vert de la tour de contrôle, Lucas conduit son Cesna 206 jusqu'à la piste de décollage, et commence à accélérer alors que nous sommes encore dans le virage et avec sa fenêtres ouverte. Lucas ferme sa fenêtre tout en conduisant l'appareil sur le début de la ligne droite, et met les pleins gaz. Ouaaahhhhhhhhouuuuuu, que de sensations, ça vibre de tous les côtés. Au bout de quelques centaines de mètres l'appareil quitte la terre. On s'envole doucement, comme si c'était naturel. Une fois en l'air, Lucas rouvre sa fenêtre, du coup on sent l'air circuler dans la cabine. C'est comme si on était à moto, mais en l'air ! L'avion est tellement petit qu'on est déplacés à chaque coup de vent comme une mouche.

Au bout de quelques minutes de vol, on arrive au-dessus des lignes. Lucas commences ses acrobaties autour de chacune des formes à une vitesse alentour de 220/250 km/h. Il penche l'avion à la perpendiculaire du sol, fait demi-tour et le repenche dans l'autre sens pour voir la figure de l'autre-côté. On en prend plein la vue. Nuno filme pendant que Carole fait des photos. Mauvaise idée, car en regardant nos écrans la sensation d'être secoués dans tous les sens est accentuée. Rapidement, on commence à se sentir mal. Carole résiste tant bien que mal, tandis que Nuno, après avoir des coups de sueur, vomit le sandwich qu'on lui avait pourtant dit de ne pas manger avant le vol, tout en essayant de continuer à regarder les lignes…Après cette petite vidange, il se sent mieux et profite de la fin du vol, alors que Carole est dans tous ses états et lutte pour continuer à photographier les figures.

Après une bonne demi-heure en l'air, qui nous a paru plus longue qu'un vol France-Portugal, on se redirige vers l'aérodrome. L'atterrissage est impressionnant, l'avion oscille de gauche à droite jusqu'à quelques secondes avant d'atterrir, puis Lucas redresse et pose l'appareil. Après quelques rebonds, nous voilà sur la terre ferme, soulagés ! Le vol s'est bien passé et on a eu de la chance avec la météo qui nous a permis d'observer et de photographier chacune des figures.

 

Visite du Cimetière de Chauchilla :

Après le vol, le car de la compagnie d'avionnette nous dépose au centre. Nous négocions un taxi à 40 soles pour 3 pour nous conduire pendant environ3 heures : aller au cimetière préinca de Chaucilla, à 20 km au-dessus de Nasca au milieu du désert, pour voir les momies retrouvées par des profanateurs et non par des archéologues, puis revenir sur Nasca. Il n'y a presque personne sur le site. L'entrée coûte 10 soles par personne. Nous découvrons une douzaine de tombes rectangulaires en terre cuites habitées chacune par 3 momies, des squelettes, des poteries et céramiques…les momies sont bien conservées, et leurs cheveux mesurent jusqu'à 2 mètres. En s'aventurant en dehors des sentiers battus, on se prend pour des explorateurs : nous apercevons des tas d'os, cheveux, tissus, céramiques...On se sent que le site n'a jamais été complètement fouillé par des archéologues, il a juste été retourné par des profanateurs venus voler les nombreux bijoux et poteries avec lesquels on enterrait les corps. Nuno et Javier s'amuseront avec des radius et cubitus trouvés dans le sable. Ensuite, nous entrons dans un petit musée expliquant le processus de momification et la culture « icachincha ». cette pratique a permis de conservé certains corps plus que millénaires en parfait état ! Après ces explications un peu lugubres, nous rejoignons notre taxi qui patiente gentiment depuis une heure. Ça va il est toujours là et ne s'est pas échappé avec nos sacs, ce qui arrive assez fréquemment par ici…

Trajet vers Ica :

On rentre au centre de Nazca que l'on parcourt à pied. Comme cette ville ne présente  rien d'intéressant, on prend le premier bus se présentant en direction d'Ica pour 10 soles chacun. Le trajet dure 2 heures. A notre arrivée au terminal d'Ica, on partage le taxi avec  Javier et un couple de britannique en tour du monde depuis un an qui se termine dans quelques jours, pour se rendre à l'oasis de Huacachina qui se trouve en plein milieu du désert.

Topo sur l'Oasis de Huacachina :

A 4 km d'Ica, à l'entrée du désert on trouve la lagune de Huacachina avec un petit-village entouré de dunes de sables. Véritable oasis comme on l'imagine ou comme on le voit dans les dessins animés ! C'est'est un parfait endroit pour se reposer 2-3 jours après un voyage sportif au Pérou. L'endroit est magnifique, la preuve c'est qu'on le retrouve au dos des billets de 50 soles. Les habitants ne vivent que du Tourisme : on trouve une dizaine de restaurants et d'hôtels autour de la lagune, quelques marchands de colliers artisanaux et c'est tout. Depuis les dunes la vue est magique : du sable jusqu'à l'horizon. On peut y faire du sandboard  ( surf sur le sable), c'est marrant 20 minutes mais rapidement fatigant car il faut remonter les dunes à pied, forcément pas de remonte-mécanique par ici !

Arrivés à l'Oasis, on trouve un Petit hostal avec piscine pour 30 soles pour 2 avec salle de bains privative, mais sans eau chaude. L'eau chaude n'est pas monnaie courante ici car il fait toujours chaud donc l'eau froide est plus appréciée, et avec le soleil qui cogne sur le réservoir, elle n'est jamais très froide. Il est 15h15 quand nous posons enfin nos affaires, il est grand temps de partir déjeuner. Nous sommes affamés. C'est la course pour Nuno et Javier qui doivent être à 16 heures à l'hostal pour partir en tour de Buggy sur les dunes, et nos assiettes tardent à venir. Quelle chance : il est 16h10 quand on arrive à l'hostal et les buggies s'apprêtent à partir. Sympa, l'équipe attend Nuno qui part mettre un short pour l'occasion. C'est parti pour 2 heures de buggy et sandboard. Pendant ce temps, Carole, qui n'était pas trop motivée par le buggy, avance le carnet voyage puis se repose.

Nuno et Javier s'éclatent avec les autres touristes, à bord du Buggy qui monte et redescend les dunes à une vitesse folle. On fait des sacrés sauts, on se croirait dans le Paris-Dakar. Le paysage est magnifique ! toutes les 20 minutes on fait une pause pour dévaler des pentes énormes en sandboard. Pour ceux qui pratiquent le snowboard c'est assez décevant, car les planches pèsent plusieurs kilos, ne glissent pas bien et du coup ne tournent pas, donc on ne peut aller que tout droit…bref pour vraiment avoir des sensations très très fortes il faut descendre la piste couché à plat ventre sur la planche. Et là c'est parti pour de longues descentes à une vitesse de plus de 60 km/h sur le sable. Il ne faut pas tomber ou lâcher la planche sinon bobos assurés !

Après ces glissades, tout le groupe assiste à un magnifique coucher de soleil au-dessus des dunes. On a l'impression que le désert avale le soleil. C'est splendide !



15/12/2009
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