les 7 nouvelles merveilles du monde

Oaxaca et Monte Alban

Dimanche 25 octobre 2009 :

On se lève très tôt pour partir de Puebla vers Oaxaca. On marche 10 minutes, les rues de Puebla sont désertes, on dirait qu'on a privatisé la ville !  On en profite pour faire des photos privilégiées devant les monuments éclairés, puis on se dirige vers l'arrêt du colectivo, minibus local. Il arrive vite, nous voilà au milieu des travailleurs locaux. Le colectivo nous dépose en 15 minutes au terminal des grandes lignes d'autocar. Seule la compagnie ADO va à Oaxaca ce matin, pour la petite somme de 290 pesos par personne ! On découvrira plus tard qu'un autre terminal plus populaire, à l'autre bout de la ville, proposait ce service pour seulement 160 par personne mais plus long et beaucoup moins confortable). ADO est la compagnie de bus la plus luxueuse du Mexique, c'est la compagnie de transport officielle de l'équipe nationale de football mexicaine. Les trajets sont chers mais les bus sont confortables, offrent un grand espace, on peut bien coucher les sièges qui font quasiment couchette, et il y a la télévision à bord où ils passent des DVD de films supers récents. Au Mexique, comme dans la plupart des pays d'Amérique Latine, le Bus est le moyen de transport le plus utilisé.

 

Le paysage magnifique, tout le long du parcours en bus on passe devant les volcans dont le Popocatépetl, puis on redescend à 1000 mètres d'altitude, avant de remonter petit à petit. Le paysage change en fonction de l'altitude. Aux alentours de 1600 mètres se trouvent les villages dans les vallées en contrebas, à 1800 la végétation est très variée et jolie. A partir de 2 000 mètres c'est très aride, la terre est plus rouge, et seuls les cactus résistent.  Pendant le trajet, un petit enfant mexicain passera son temps à admirer le paysage dehors au lieu de regarder le film. Il a bien raison, Nuno en fera de même pendant que Carole, à son habitude, en  profite pour coucher son siège et faire une petite sieste, mais sans sombrero sur le nez ! Les Mexicains carburent au Coca-Cola, cette boisson est omniprésente dans le pays. Quasiment tous les sodas sont des boissons produites par coca cola ( quelques fois pepsi cola). Jusqu'au village le plus reculé, il y a des panneaux publicitaires pour promouvoir cette marque !

Arrivés à Oaxaca, on fait du stop pour aller au centre-ville qui se trouve à 20 minutes à pied du Terminal ADO. Un jeune homme super sympa s'arrête avec son énorme pick-up Chevrolet rouge, on met nos sacs derrière et on monte devant avec lui. Il nous commentera un peu l'histoire d'Oaxaca et nous déposera au centre-ville devant notre Auberge de jeunesse HI, où nous ne resterons finalement pas, ayant trouvé une chambre à moitié prix sur le trottoir d'en face : 150 pesos la chambre double sans petit déjeuner. Nous posons nos affaires à l'Hôtel Lupita, achetons l'habituel poulet grillé et partons découvrir le Monte Alban, à 10 km du centre d'Oaxaca.

 

Pour se rendre à Monte Alban depuis Oaxaca on prend un minibus privé qui assure le transport aller-retour pour 38 pesos par personne. Plusieurs hôtels proposent ce service au même prix. Monte Alban est un site archéologique, où se trouvait la plus importante cité Zapotèque.

 Monte Alban était une sorte de forteresse impénétrable, placée à un endroit stratégique en surplombant la Vallée d'Oaxaca, à 1941 mètres d'altitude. On peut y observer de nombreux temples et monuments, des pierres gravées ( les danzantes), autour de la Gran Plaza : sorte d'esplanade mesurant 300 mètres de long et 150 mètres de large. A l'entre du site se trouve le terrain de « Juego de la Pelota », le jeu sacré à l'aide duquel on tranchait les conflits et où on prenait les décisions importantes. Le vainqueur était béni et protégé par les dieux, tandis que le perdant était  souvent sacrifié en offrande pour les dieux.

Le site de Monte Alban témoigne des prouesses de  la civilisation zapotèque, l'avancement de leur connaissance architecturale, et astronomique avec notamment  Stela 8 : une grande pierre solaire en forme de menhir carré, qui permettait grâce au soleil et à l'ombre de savoir l'heure,  connaître les différents solstices et donc les saisons. Stela 8 a ainsi permis de développer un calendrier très avancé pour l'époque.

(Pour plus d'infos sur Monte Alban : http://fr.wikipedia.org/wiki/Monte_Alb%C3%A1n )

On rentre, et on passe par le quartier populaire, qui inspire moins confiance, pour chercher le terminal économique d'où partent les bus pour San Cristobal de las Casas. Avant d'arriver au Terminal on croise pauvreté extrême, alcoolisme, et des gens très étranges qui vous regardent de travers... Depuis ce Terminal économique, le bus entre Oaxaca et San Cristobal de las Casas n'est pas direct, il faut d'abord prendre un premier bus pour 220 par personne un bus va de Oaxaca à Tuxtla Gutierrez, et ensuite prendre un autre bus de Tuxtla à San cristobal pour une centaine de pesos. Le trajet est donc plus long, moins confortable mais moins cher qu'avec le Terminal ADO (encore qu'on n'est pas sur du prix de Tuxtla Gutierrez à San Cristobal).

Du coup, on ne sait pas lequel prendre, on demandera à l'office de tourisme demain si le terminal économique ne craint pas trop. En effet, le quart d'heure qu'on y a passé n'a pas été très rassurant, il fallait être sur nos gardes, on avait l'impression d'être des proies au milieu d'une zone de chasse dominée par les pires truands du coin. Ils nous regardent de la tête aux pieds et guettent nos moindres faits et gestes. Bien sûr nous n'oserons pas faire des photos pour vous faire partager cette expérience !

On dine, on met à jour le carnet de voyage qui a pris beaucoup de retard ( désolé…) et on se couche.

 

Lundi 26 octobre 2009

Les réceptionnistes de l'hôtel Lupita sont supers sympas et acceptent qu'on laisse gratuitement nos sacs dans la bagagerie pour la journée, alors que dans les autres hôtels il faut généralement 20 pesos par bagage.

Petit-déjeuner local :

Par contre l'hôtel n'offre pas le petit déjeuner, on a donc acheté de la brioche la veille au supermarché et on achète nos boissons chaudes à un vendeur ambulant comme les locaux qui partent au travail. Carole choisit le chocolat chaud et Nuno choisit l'appurado, une sorte de riz au lait avec du chocolat mais sans le riz. Oaxaca est (inter)nationalement réputé pour son chocolat qui s'exporte dans tout le pays et même à l'étranger selon les mexicains. Il fallait donc goûter au chocolat d'Oaxaca. C'est un petit garçon d'environ 6 ans qui travaille avec son père qui nous préparera nos boissons. On se pose ensuite au Zocalo, centre de la ville, pour déguster nos boissons. Comme d'habitude on devait faire moitié moitié mais Carole n'a pas aimé l'apurrado donc elle ne partagera pas son bon chocolat chaud !

Ensuite, on visite le centre d'Oaxaca, des églises et quelques musées puis on regarde une exposition de photos d'art relatives à la santé ( malformations embryonnaires, coupes de cerveau…). Les photos sont trop choquantes, Carole sortira avant d'avoir tout vu, et surtout avant d'en devoir vomir ! On visite la cathédrale qui est magnifique et d'une luxe incroyable. C'est un prêtre de cette Cathédrale qui a jadis écrit le « Je vous salue Marie », aujourd'hui récité par les catholiques du monde entier.

On passe devant la faculté de droit, une superbe et ancienne université en pierre de taille. C'est'est même plus beau que l'université de Panthéon Assas.  On se promène dans le parc Bénito juarez ( comme nous l'avions dit il y en a un dans chaque ville !). Dans le parc on rencontre un grand groupe de personnes âgées en pleine séance de gymnastique en plein air. Il s'agit d'un programme de lutte contre l'obésité pour les personnes du troisième âge. Il y avait même des médecins pour contrôler le poids des volontaires et prendre les mensurations.

On demande à l'office de tourisme d'Oaxaca si le terminal économique est dangereux. On nous indique que devant la gare c'est dangereux  si on se ballade avec des objets de valeur sur nous à la vue de tous, comme caméra et appareil photo… Si on fait attention et si on n'attire pas les convoitises il n'y a pas de problème, mais il ne faut pas laisser les sacs sans surveillance.

Nous revenons sur le Zocalo et profitons d'une demi-heure de wi-fi gratuit pour utiliser skype et appeler la famille. Fatigués, nous faisons ensuite une petite sieste au soleil, couchés sur un muret du Zocalo, qui est très animé en cet après-midi.

On repart chercher nos affaires à l'hôtel Lupita et se changer car il faut être bien couverts dans le bus vu qu'ils mettent toujours la climatisation à fond. Nous sommes maintenant habitués donc nous gardons toujours nos polaires et nos petites couvertures pendant les trajets. On hésite sur quel bus prendre : l'économique au Terminal pas très rassurant mais apparemment moins cher, et ADO plus cher mais plus sûr. On demande à la réception de l'hôtel de nous conseiller, la gentille femme de ménage commençait à dire que le terminal économique est un peu dangereux ; puis arrive le réceptionniste, un homme de la cinquantaine qui sent l'alcool à 20 mètres, qui, lui, dit le contraire.  Comme il sentait grave l'alcool, nous croyons plutôt la femme de ménage, qui a perdu la voix depuis l'arrivée du monsieur. On se dirige alors vers la gare bus de luxe ADO. C'est loin on est à pied, on a mal au dos à force de porter nos sacs ( toujours sur notre dos, un peu lourds mais indispensables à notre survie ; comme des bouteilles d'oxygène ou comme les femmes dirait Dubosc) , on fait du stop mais aujourd'hui ça ne mord pas. Aux trois quarts du chemin, Nuno intercepte un automobiliste qui vient de déposer un homme avec une petite fille pour lui demander de nous déposer à la gare, il accepte après quelques longues secondes d'hésitation. Quel soulagement ! on arrive à la gare à 18H35, on fait la queue pour acheter nos billets.

Grrrr…Nous sommes dégoutés : le bus pour 19h est plein, on doit donc prendre celui de 21h. Nuno part chercher du pain et revient finalement avec des croissants au jambon pour notre dîner dans le car.  Dans la gare, qui est bien plus rassurante que la gare économique, on avance notre carnet de voyage puis arrive l'heure de prendre le car pour 12 heures de trajet entre Oaxaca et San Cristobal. Nuno continue d'écrire dans le bus tandis que Carole s'endort illico. Les bus ADO sont vraiment confortables, le siège est large et s'incline vraiment. La différence de prix est justifiée notamment par la sécurité offerte par la compagnie : les sacs et valises sont étiquetés et en sont rendus qu'en échange du reçu, il y a un contrôle des passagers, nous serons même filmés chacun notre tour, et surtout les compagnies de luxe n'empruntent que les grands axes routiers comme les autoroutes afin d'éviter les petites routes locales plus propices aux attaques des pirates routiers. Pas un bruit dans le car, à part quelques ronflements, car tout le monde dort. Petite Pose au milieu du trajet vers 3heures du matin, on dine notre croissant jambon que l'on a enrichi avec  du fromage en tranche, puis nous mangerons des gâteaux et fruits en guise de dessert.

 

Arrivée à Tuxtla Gutierrez certains passagers descendent. 45 min plus tard, nous arrivons à San Cristobal de las Casas.



04/11/2009
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