les 7 nouvelles merveilles du monde

Premier jour dans le Salar d'Uyuni

Mercredi 23 décembre 2009 : Départ pour 3 jours dans le Salar de Uyuni.

Le guide doit venir nous chercher vers 10h30. Nous partons donc prendre le petit déjeuner vers 9 heures au marché : un café avec du pain et nos gâteaux que nous avions acheté la veille. Nous achetons un « paneton » (galète des rois ou bolo rei local) puis nous nous rendons à la compagnie de transports afin de l'offrir à la vieille dame rencontrée la veille, en guise de joyeux Noël.

La famille française rencontrée la veille à Sucre est de la partie. Ils voyagent en routard en Bolivie pendant 3 semaines. Après avoir pris un bus différent en direction de Uyuni, nous nous retrouvons logés au même hôtel. Ils n'ont pas encore réservé leur tour dans le salar, donc nous leur conseillons l'agence Olivo Tours par laquelle nous sommes passés. Nous proposons alors à l'agence de former un groupe de 8 avec la famille, nous et le chauffeur. Un premier 4X4 arrive à 11 heures avec deux touristes allemandes. Finalement nous ne voyagerons pas avec la famille, qui complète véhicule. Nous attendrons quelques instants que le second 4X4 arrive, nous partons alors avec notre chauffeur Octavio, un jeune couple marié australien Daniel et Lotee et un autre jeune couple bolivo-argentin Khanta et Mauro. Octavio met les grands sacs sur le toit et le reste dans le coffre. Installés confortablement dans le 4X4, nous partons en direction du Salar.

 

Nous faisons un premier arrêt au cimetière des trains qui se trouve à l'entrée du Salar. La ligne servait jadis à transporter les minéraux extraits des mines d'Uyuni. Nous faisons une pause photo de 30 minutes au milieu des carcasses des trains aujourd'hui tagués de toute sorte de messages amusants du type "Asi es la Vida", ou "Bush como este tren terminaras", puis nous repartons.

 

 Nous arrivons enfin au Salar de Uyuni, Octavio fait une pause devant les tas de sel. Le sel est réuni en forme de petites montagnes pour lui permettre de décanter pendant l'été et de se vider de l'eau qu'il contient.

Ensuite, nous faisons la pause déjeuner dans un endroit bien sympathique au milieu du Salar : devant un hôtel de sel. Nous avons l'honneur de déjeuner dehors, sur la terrasse aux chaises et tables entièrement en sel, avec vue magnifique sur la Salar. Le soleil est au zénith et la réverbération sur le sel est importante, il faut se protéger avec chapeaux et lunettes. Nous invitons Octavio à partager notre repas : c'est scandaleux, les agences ne prévoient pas de repas ni de prime déjeuner pour les guides pendant l'excursion de 3 jours. S'ils veulent manger ils doivent apporter leur pique-nique ou bien acheter de la nourriture avec leurs propres sous pour les 3 jours. Beaucoup des guides attentent que les touristes aient fini pour manger les restes. Et dire qu'en France les gens se plaignent et vont même jusqu'à faire grève car leurs primes repas ou leurs tickets-resto sont trop faibles...

 

Après ce bon déjeuner, nous nous dirigeons vers la Isla del Pescado, un parc naturel au milieu du Salar qui contient d'énormes cactus. Tout le monde se précipite pour visiter ce site, étant donné que nous avons déjà vu les plus grands cactus du monde dans la région de Huaraz au Pérou, nous préférons profiter du temps libre pour faire des photos privilégiées du désert de sel qui s'étend à perdu de vue. Jusqu'à l'horizon, on ne voit que du  pur sel blanc. Le salar d'Uyuni est tellement plat et immense qu'en regardant au loin, on devine la forme ronde de notre planète en observant la ligne incurvée de l'horizon. Nous passerons ainsi une bonne heure et demie à tenter de jouer avec les illusions d'optique qu'offre la vaste étendue blanche du Salar. Ce n'est pas évident, mais on parviendra à faire quelques clichés amusants.

 

Khanta et Mauro demandent à Octavio s'il est possible d'aller voir les blocs de sel. Très serviable, celui-ci accepte. Mais quand nous arrivons aux blocs de sel, un local est là : il charge dans le coffre de sa voiture des blocs de sel qu'il vient de découper à la scie mécanique. L'homme nous fait signe de partir, nous ne sommes pas les biens venus. Les locaux n'aiment pas voir débouler les touristes curieux de prendre des photos des blocs de sel. Octavio va le voir pour lui demander si on peut rester quelques instants. Il négocie et nous sommes autorisés à prendre quelques clichés très rapidement avant qu'un autre 4x4 n'arrive.

 

Nous arrivons ensuite à l'hôtel de sel qui appartient à l'agence Olivo Tours. Nous sommes agréablement surpris par la beauté de l'hôtel. On dirait une hacienda toute en sel. Chacun des murs est construit avec des blocs de sel comme ceux que l'on a observé tout à l'heure dans le salar. Le sol est recouvert de sel et les tables et les sièges sont également construits avec du sel. C'est impressionnant. Voilà un nouveau filon pour les maçons portugais, après les échafaudages en bambous, les pavillons en sel !

 

 

Le diner n'étant servi qu'à 19H30, nous décidons de faire nos intellectuels et de potasser un peu nos bouquins. Une heure plus tard, nous sommes conviés par les autres à jouer aux cartes. Mauro nous propose de jouer à un jeu de cartes argentin : le chincheron. On propose aux deux allemandes qui étaient dans le 4x4 de la famille, de nous rejoindre pour jouer avec nous. Plus on est de fous et plus on rit. Les australiens Daniel et Lotee jouent d'abord au scrabble puis nous rejoignent pour nous apprendre un jeu de cartes australien. A notre tour nous essayons d'expliquer la Sueca, mais ça a l'air un peu trop compliqué. Nous jouons jusqu'au diner, et ne voyons pas le temps passer.

Nous dinons puis devenus des vrais aficionados, nous rejouons un peu aux cartes avec Mauro et Khanta. Nous sommes obligés d'interrompre notre jeu lors du couvre-feu. En effet, il n'y a plus de lumière à partir de 21h30. Nous partons alors nous coucher dans notre lit en sel ( mais avec un matelas normal quand même).



09/03/2010
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