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Une journée sur l ile de Taquile

Samedi 5 décembre 09 : Visite de l’île de Taquile

 

Nous sommes réveillés à 6h30 pour prendre le petit-déjeuner préparé par notre mama : des œufs en omelette,  un café ou maté et un pain avec beurre et confiture. Nous rangeons nos affaires et Augustina nous raccompagne jusqu’au port, où nous faisons nos adieux avant de partir pour l’ile de Taquile.

 

Au bout d’une heure trente de trajet, nous arrivons à bon port. Sur Taquile, au cœur du lac Tititcaca, nous faisons une promenade d’une heure pour arriver jusqu’à la place au centre de l’ile, d’où on a une belle vue sur le lac. Nous visitons le fameux centre artisanal de textile de Taquile qui fonctionne sous forme de coopérative, puis le guide nous fait un petit topo sur les us et coutumes de l’île qui est dirigée par un « alcalde menor » ( sorte de maire adjoint), chapoté par l’alcalde d’Amantani. L’île, jadis peuplée par les quechuas, s’appelle Taquile en mémoire au général espagnol Pedro Gonzalez de Taquila qui y édifia une hacienda, devenue par la suite une prison militaire jusqu’en 1991. Sur l’île il y a plusieurs chamans, des sortes de sorciers guérisseurs qui utilisent les plantes comme remèdes aux maux physiques et psychologiques. Un vrai chaman n’exige jamais de paiement tarifé, il laisse le patient libre de donner ce qui lui semble correct en fonction de son degré de satisfaction.

 

Les villageois de Taquile portent tous un costume traditionnel :

-         Les autorités locales peuvent être reconnues grâce à leur chapeau de feutre noir au-dessus de leurs bonnets. Sur la place centrale, tous les dimanches vers 13 heures aprés la messe le maire et ses adjoints se reunissent pour annoncer les decisions et projets de la municipalite, debattre en public de la politique locale, et regler les litiges entre les administres.

-         Les femmes usent la « chuca », une jupe et un énorme châle sur la tête. Les femmes mariées sont tout en noir, tandis que les célibataires ont une jupe colorée. On peut ainsi facilement les reconnaître, ce qui est très utile lors de la fête annuelle de San Santiago entre le 25 juillet et le 5 août, qui est un grand lieu de rencontre pour les célibataires de l’île. Les jeunes hommes jettent une petite pierre vers la demoiselle célibataire qu’ils convoitent, et si celle-ci ramasse la pierre c’est qu’elle accepte d’entreprendre une relation avec « son jeteur de pierre ». Le jeune couple doit alors vivre ensemble plusieurs années pour voir s’ils sont compatibles et si leur relation peut tenir. Si ça marche ils se marieront, et la fête de mariage durera 5 jours ! Si au contraire la jeune fille ne ramasse pas la pierre, le jeune homme devra jeter ses pierres vers une autre demoiselle. Le traditionnel jet de pierre est le moyen de drague local, à l’opposé du jet de pierre de Notre Dame de Paris : « Celui qui lui jettera la première pierre, celui-là ne mérite pas d’être sur terre… ».

-         Les hommes portent un pantalon noir, une sacoche à la taille contenant des feuilles de coca, une chemise blanche brodée et un long bonnet comem celui des pécheurs portugais. Les hommes mariés sont coiffés d’un chapeau rouge et bleu, tandis que les célibataires ont un chapeau rouge et blanc. Les hommes consomment sans cesse des feuilles de coca, celles-ci même qui sont la matière première de la cocaïne. Il a été prouvé scientifiquement que la feuille de coca a des vertus médicinales et curatives pour 16 maladies ! il existe 3 manières de consommer la feuille de coca : la mâcher comme un chewing-gum, faire une boule avec plusieurs feuilles qu’on laisse dans un coin de la bouche et avaler le liquide qui s’en dégage, ou bien en infusion. La plupart la consomment en «  boule », ce qui a pour effet d’anesthésier la bouche au bout d’une cinquantaine de minutes. Lors du mariage, la femme n’offre pas d’alliance à son époux, mais une sacoche avec des feuilles de coca.

 

Nous reprenons ensuite un autre chemin pour se rendre de l’autre côté de l’île dans un restaurant touristique, ou bien sur nous ne resterons pas. Pour un menu basique le prix y est de 15 soles alors que vous trouvez le même menu dans tous les petits restaurants locaux du pays pour 5 soles.

Avec Cristian et un japonais dont nous n’aurons jamais compris le nom, nous nous posons pour déjeuner face à l’arc connu de Taquile qui figure sur toutes les cartes postales de l’île. Nous en profitons pour faire des belles photos privilégiées sans aucun autre touriste dans les parages.

Puis le groupe nous y rejoint et nous redescendons vers le port principal où nous attend notre bateau pour rentrer sur Puno. En attendant les plus lents, Nuno en profite pour se baigner dans le lac Titicaca dans une eau à 9°C. Ca rafraîchit, mais ça fait du bien vu le soleil de plomb  Nous quittons le port à 13 heures et 3 heures plus tard nous arrivons à Puno. Un car nous dépose à notre hôtel et avant de rejoindre notre chambre, nous récupérons nos affaires que nous avions entreposé dans un local pendant nos 2 jours d’absence.

 

Nous sommes malheureusement obliges de rester deux nuits à Puno, même si cette ville surtouristique ne nous intéresse guère, car la frontière bolivienne est fermée en raison des élections présidentielles qui se déroulent le dimanche 6 décembre 2009. En Bolivie, voter est une obligation et non un droit, donc les jours d’élection tout est fermé pour que les gens se rendent à leur bureau de vote. Ceux qui ne votent pas aux présidentielles doivent payer une importante amende,  à moins qu’ils produisent un justificatif médical ou qu’ils prouvent qu’ils étaient à l’étranger. Pour les élections locales c’est encore pire : dans certaines collectivités ceux qui n’accomplissent pas leur devoir civique peuvent être emprisonnés pendant plusieurs jours !

Nous partons faire quelques courses pour le petit-déjeuner du lendemain et dinons en face de l’hôtel dans une petite taverne pour 3 soles chacun et nous couchons.



22/12/2009
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