les 7 nouvelles merveilles du monde

Visite d'Agra et du Taj Mahal

Mercredi 14 octobre 2009  Arrivée à Agra et visite du Taj Mahal

 

Départ matinal vers Agra. On s’endort dans la voiture. Notre chauffeur reçoit plusieurs coups de fil, il a l’air stressé. C’était certainement l’Agence pour le mettre au courant de notre mail de plainte. Nous le rassurerons en lui disant que son service est irréprochable et que notre plainte ne concerne que l’Agence, qui nous fait payer trop cher pour la qualité du service et des hôtels.

On s’arrête dans un premier temps à Fathepur Sikri, qui contient deux monuments à visiter : la Mosquée, et le Palace. On se dirige d’abord vers la mosquée. Un guide non-officiel nous accueille. Nous sommes en short, nous sommes donc obligés de mettre une espèce de paréo tout sale pour cacher nos jambes afin de pouvoir entrer dans la mosquée. On précise au guide que nous n’avons pas besoin de lui et que nous n’avons plus de roupies. Nous demandons si le prêt du paréo et la garde des chaussures est payant. On nous répond que le paréo est gracieusement mis à disposition ( comme en Italie). Nous entrons donc dans ce lieu sacré. Le guide ne nous lâche pas et insiste pour nous donner quelques éléments d’explications sur la mosquée en disant que c’est gratuit, mais tout en nous redemandant si nous n’avons pas de l’argent sur nous, ou dans la voiture…Toute injure ou dégradation à l’intérieur de l’enceinte la mosquée est punie d’emprisonnement, nous lui confirmons donc poliment que nous n’avons pas de roupies et que nous ne nécessitons pas ses services. Nous parcourons de longs couloirs, des lieux de recueillement, un cimetière des anciennes familles royales indiennes. Le roi a eu trois femmes, une de chaque religion, par conséquent pour la construction du Palais il a insisté pour que l’on s’inspire de l’architecture romano-chrétienne, de l’architecture orientale, et de celle des temples Indous. Enfin, nous passerons devant le tunnel souterrain royal de 42 kilomètres, qui relie le Palace de Fatehpur Sikri au Taj Mahal.

Après avoir visité la mosquée, nous rendons le paréo pour récupérer nos chaussures.  Finalement ils nous demandent de payer pour le paréo alors qu’ils nous avaient dit que c’était gratuit…Pour Carole c’est la goutte d’eau qui fait déborder le « blase », elle arrive à saturation. Finalement nous ne payerons pas et tout se passera bien.

On part vers le palace de Fatehpur Sikri, sur le chemin des petits enfants mendient en insistant lourdement. C’est dur de dire non... nous discutons un peu avec l’un des enfants, qui maîtrise totalement l’anglais, puis entrons dans l’enceinte du Palace de Fatehpur Sikri.  C'est énorme, bien conservé et très joli. Les jardins sont magnifiques, ce qui est assez rare au Rajasthan, région très sèche de l’Inde, pour le souligner. Le contraste avec l’environnement en dehors du Palace est saisissant. A l’intérieur tout est vert, propre et il y a même de l’eau potable gratuite à disposition des visiteurs. Dehors, les gens vivent entassés dans des bidons-villes sans eau ni électricité courantes, dans des conditions de pauvreté extrêmes…En sortant nous nous ferons escorter par un des policiers touristiques jusqu’au parking. Le long du trajet nous croiserons des enfants qui récupèrent les bouteilles d’eau vide dans les poubelles afin de les remplir d’eau et les revendre aux touristes. Une nouvelle fois, nous sommes face à la dure réalité de la vie de la majorité des enfants en Inde.

On repart ensuite en voiture vers Agra, la musique indienne « bollywood » toujours en boucle. AU début c’est agréable, ensuite ça devient lourd, puis finalement on s’y habitue. On arrive devant l’hôtel The Royal Residence, un vrai 3 étoiles cette fois. Il semble que notre mail ait eu un certain effet, l’agence a certainement du prendre en compte notre mécontentement. L’hôtel est propre et luxueux, la chambre est spacieuse avec frigo, climatisation, TV, salle de bain avec baignoire… Le savon, le shampoing, et les serviettes sont fournies, et il y a de l’eau chaude 24h/24…le pied ! Ca nous redonne même le sourire.

Petite pause d’une demie heure et nous partons vers le Taj Mahal, notre troisième merveille du monde. Il existe trois portes d’entrée, nous entrons par la porte Est.  Le prix du billet est inclus dans notre tour : 750 roupies par personne ( au lieu d’une cinquantaine de roupies pour les locaux). Pour ce prix, le gouvernement indien offre gracieusement aux touristes une bouteille d’eau de 50 cl et des surchaussures en mousse pour marcher dans le Taj Mahal, avec un petit sac en carton qui incite les touristes à jeter le tout dans une poubelle à la fin de la visite. Agra est la première ville en Inde où nous observons un réel effort pour l’écologie : il y a des poubelles tous les 200 mètres et beaucoup de panneaux affichant leur slogan «  Clean agra ; Green Agra ! ».

Un mini-bus électrique nous prend en charge devant la billetterie pour nous emmener jusqu’à l’entrée du Taj Mahal, soit 1 km plus loin. Pendant le court trajet nous faisons connaissance avec deux argentins venant de Buenos Aires. Dommage, nous ne parlerons pas assez longtemps avec eux pour négocier un hébergement gratuit pour notre séjour à Buenos Aires dans 4 mois….

A l’entrée du site, un haut contrôle de sécurité est effectué, carole se fera même fouiller. Nous ne pouvons entrer dans le site avec aucun appareil électronique, calculatrice, i pod, canif…Heureusement nous le savions, donc nous n’avons pas eu besoin de ruser comme au Vatican.  On passe sous un grand porche pour pénétrer dans un hall obscur. Au loin on aperçoit le Taj Mahal qui nous éblouit par la blancheur de son marbre. Nuno filme, il est arrêté par un garde. Pour filmer, il faut payer 25 roupies ou laisser la caméra dans un casier. S’agissant d’une des merveilles du monde, on paye pour avoir un maximum de souvenirs. On sort du hall, nous sommes sur une estrade qui surplombe le jardin menant au Taj Mahal. Nous filmons pendant quelques minutes et commençons à descendre les marches conduisant au jardin avec excitation.

Nouvelle arnaque : on ne peut plus filmer ! Nous avons payé pour filmer le Taj Mahal à plusieurs centaines de mètres de distance, et dans un espace de 50 mètres carrés. Au-delà la caméra est prohibée, mais vous pouvez tout de même avoir un appareil photo.  Nous avons beau dire que nous avons payé pour filmer et qu’on ne nous a pas dit que l’espace où l’on pouvait filmer était si restreint, rien n’y fait. Un garde nous oblige à retourner dans le hall pour laisser la caméra dans les fameux casiers ! C'est scandaleux, ils devraient prévenir les touristes. A l’entrée on nous a dit : soit vous payez soit vous laissez la caméra dans un casier. Résultat des courses : nous avons payé mais nous devons quand même laisser la caméra dans le casier.

Comme dit Arnaud : les indiens aiment bien « plumer » les touristes étrangers. Nous commençons vraiment à être un peu agacés par les pratiques de ce pays, ce qui donne un goût amer à notre visite du Taj Mahal. Bref, nous oublions rapidement cette péripétie et nous nous promenons dans le magnifique jardin afin de faire des photos du Taj Mahal sous tous ses angles. Le mausolée se reflète dans le canal d’eau comme dans un miroir, cela donne des photos étonnantes. Nous essayerons d’imiter les photographes locaux pour faire des photos avec des jeux d’effet optique, sans grand succès.

Pour pouvoir entrer dans le mausolée, nous enfilons nos protège-chaussures qui nous ont été fournis à l’entrée. De l’extérieur, le Taj Mahal est imposant et resplendissant, nous nous attendons donc à un intérieur étincelant. Hé bien non ! A l’intérieur du Taj Mahal il n’y a pas de lumière. On est dans le noir complet. Panne de lumière ? Non, non c’est juste qu’il s’agit d’un mausolée : un grand monument funéraire où repose Mumtaz Mahal qui était la seconde femme de l'empereur moghol Shah Jahan, morte en 1631 à 38 ans en accouchant de son 14 ème enfant. La légende raconte que la tristesse de l'empereur fut telle que ses cheveux devinrent blancs en une nuit. Par amour pour cette femme, en guise de cadeau d’adieu il fit construire le plus beau des mausolées. Les travaux titanesques débutèrent la même année pour ne s'achever que 17 ans plus tard. Par conséquent s’agissant d’une tombe impériale, aucune lumière  n’est autorisée à l’intérieur, ni électricité, ni bougie.  Nous sommes forcément un peu déçus, le prix de l’entrée est exorbitant pour ne rien voir à l’intérieur, et ne pas pouvoir filmer de l’extérieur ! Pas grave on se dit qu’on va prendre des photos, avec le flash on verra bien ce qu’on n’a pas pu voir avec nos yeux. Hé bien non encore une fois : les photos sont interdites. Et ne vous avisez pas de les faire incognito car on est obligé d’utiliser le flash pour que la photo donne quelque chose, or un garde surveille l’intérieur et est à l’affût de la moindre lumière! Son visage en dit long sur la sanction, nous ne jouerons donc pas nos téméraires.

L’intérieur du mausolée est donc très obscur et étrangement petit. On en sort au bout de quelques minutes. On fait le tour du Taj Mahal qui se trouve au bord de la rivière Jamuna dans un virage incliné vers l’est, ce qui permettra à l’empereur de construire par la suite une Mosquée orientée selon les règles religieuses. Nous arrivons donc devant la mosquée qui se trouve à la gauche du Taj Mahal pour y faire quelques photos et assister au coucher du soleil devant le Taj Mahal afin de pouvoir apprécier les légendaires changements de couleur du monument. Malheureusement, le ciel est couvert en raison de la forte pollution de l’air. Le soleil ne se couchera donc pas ce soir, il disparaîtra derrière les nuages gris. Après avoir discuté avec des touristes français qui ont visité de nombreuses fois le Taj Mahal, ils nous confieront que la pollution est telle depuis ces dernières années que le monument a perdu de son éclat et de sa clarté, ce qui a failli entraîner la fermeture du monument afin de restaurer le marbre. C'est la raison pour laquelle le gouvernement mène cette campagne écologique dans la région d’Agra. Le but est donc de protéger leur monument phare dont ils sont très fiers et qui est la principale attraction touristique du pays. Perdre le Taj Mahal, serait comme perdre la Tour Eiffel pour les français.

Déçus de ne pas assister au coucher de soleil, nous repartons vers les jardins. Un monsieur se propose de nous prendre en photo ensemble devant le Taj mahal, ce que nous acceptons vu que nos photos ensemble sont assez rares. Il veut nous prendre en photo dans tous les coins du jardin pour avoir chaque façade du Taj. Nous comprendrons rapidement qu’il fait cela pour obtenir de l’argent. Ha incredible india…

Nous décidons de nous rendre de l’autre côté du Taj Mahal, à Agra Fort : la fameuse forteresse rouge construite en grès rouge. La construction a commencé en 1565 pour s’achever en 1571. A l’intérieur des murailles se trouvent des mosquées et des palais de style impérial moghol. Malheureusement nous ne pourrons pas en apprécier la beauté, car nous arriverons trop tard.  Les visites sont terminées, la nuit est vite tombée. Nous repartons pour une heure de marche jusqu’au point de rendez-vous avec notre chauffeur. Sur le chemin nous traversons des petites ruelles aussi obscures que malodorantes, bondées de travailleurs rentrant chez eux à vélo.

Nous rejoignons notre hôtel luxueux pour faire nos bagages et nous reposer. Demain nous quittons Agra, qui hormis le Taj Mahal et le Fort, a un intérêt très limité. Néanmoins, la ville est spécialisée dans la fabrication d'objets en marbre blanc incrustés de pierres semi-précieuses (agate, onyx, malachite, etc). On trouve des objets similaires dans la rue à un prix de 10 à 100 fois moins cher, mais attention ce sont des contrefaçons faites avec de la pierre de savon et du verre de couleur.



21/10/2009
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