les 7 nouvelles merveilles du monde

Visite de Jaipur

Mardi 13 octobre 2009 Visite de Jaipur :

Petit-déjeuner devant notre chambre dans le jardin de l’hôtel, au milieu des écureuils et d’une fontaine qui ne fonctionne plus. Un cadre plutôt agréable, mais mal exploité. Nous commandons le petit-déjeuner à la carte, nous avons le droit à thé ou café, une omelette chacun et deux tartines. Le café arrive en dosettes dont la date de validité avait expiré depuis Mars 2009…En temps normal, nous n’aurions rien dit mais là c’est la goutte d’eau qui fait déborder « le blase ». Nous nous fâchons et demandons d’autres sachets, le type nous apporte alors du café en grains déjà versé dans un petit bol pour que l’on se serve avec une cuillère. Il se fout royalement de nous, nous sommes persuadés que c’est le même café, nous lui demandons le sachet, il nous apporte un grand sachet d’où il avait pris le café. Celui-ci avait également expiré, mais seulement depuis Mai 2009. Du progrès… Finalement Carole partagera le thé de Nuno, alors qu’elle n’aime pas vraiment ça.

Nous partons visiter l’Amber Fort, une forteresse nichée au-dessus d’une colline, encerclée par une grande muraille qui nous fait penser à notre prochaine merveille du monde…nous croisons un hypnotiseur de serpents, et marchons jusqu’au sommet au milieu des vendeurs ambulants et des éléphants chevauchés par les quelques touristes internationaux. Pour aller plus loin, il faut payer le billet. Nous déciderons alors de ne pas y entrer car nous avons déjà visité assez de temples. Nous apprendrons par la suite que ce monument était normalement prévu au programme et inclus dans le prix que nous avons payé, mais ils ont comme par hasard oublié de nous donner les billets... Le chauffeur ne savait pas que ce monument était prévu dans notre tour par conséquent, il nous propose de régler les billets du prochain site visité.

 

On a visité plusieurs temples. L’un des temples possède le plus grand canon au monde : Haivana, qui n’a été utilisé qu’une fois. En effet, il s’agissait d’un lieu si bien protégé grâce à ce canon que personne n’osait attaquer. Les gens d’ici considèrent qu’il s’agit d’une merveille unique au monde. On n’en oublierait presque le Taj Mahal !

 Finalement, nous avons payé nous-mêmes les billets car nous avons pu obtenir un tarif préférentiel grâce à notre carte d’étudiant ( 30 roupies pour 2 au lieu de 150 roupies). Nous partons ensuite vers un autre temple délabré, une fois encore. Heureusement que nous n’avons pas payé le supplément pour avoir le droit de photographier ou filmer, car en réalité de l’intérieur le temple était assez lugubre! Sur le chemin, nous apercevons en aval le « water palace », qui est  au milieu d’un grand lac. Enfin une belle chose à voir ? Et bien non, nous n’avons pu le voir que de loin, car on ne peut pas le visiter de l’intérieur. Le chauffeur nous a déposés à une manufacture de textile pour découvrir comment se fabriquent les vêtements et tapis artisanaux. Puis il voulait nous montrer une bijouterie, ce que nous avons refusé car nous ne sommes pas là pour ça même si Jaipur est très connu pour son textile et ses bijoux.

 

Nuno prend son plan touristique de Delhi qui indique aussi les monuments à voir des autres villes et se rend compte qu’un monument important a été omis. On demande au chauffeur de nous y amener. Il nous y conduit, puis nous donne quartier libre pour nous balader pendant 2 heures dans ce quartier encore plus glauque et insalubre que les autres. On croyait qu’il nous fallait tout ce temps là. Erreur….  c'est le pire quartier que nous ayons traversé. On avait presque envie de vomir tant la pollution et les mauvaises odeurs étaient fortes, alors que nous étions en plein quartier touristique. Il y avait des petites boutiques vendant textiles et souvenirs mais pas de cartes postales… Nous entrons dans l’une d’elles et sommes intéressés par un pantalon pour fille. Il en demande 250 roupies, ce qui est cher pour ce pays. On tente de négocier. Il baisse à 150 pas moins ( alors qu’aux locaux il les vend pour moins de 100 roupies), car il nous prend pour des gros riches en pointant du doigt notre caméra et notre appareil photo. On lui explique que ce sont des cadeaux, mais il ne nous croit pas. Carole s’énerve, redépose le pantalon et quitte la boutique. Les touristes ne sont pas des pigeons. Nous sommes d’accord pour faire marcher l’économie locale, mais il ne faut pas abuser et nous faire toujours payer plus que les autres. Dans tous les monuments nous payons toujours entre 10 et 25 fois le prix des locaux. Quand ils viennent en France, les touristes étrangers qui veulent visiter un monument ou acheter de la nourriture, ou même un souvenir payent le même prix que nous non ? Enfin nous l’espérons !

On se promène malgré nous dans cet amas d’ordures et d’odeurs nauséabondes puis discutons avec plusieurs chauffeurs du prix à payer pour un tour comme le nôtre : tout dépend de la qualité des hôtels, nous leur décrivons notre hôtel de Jaipur et ils nous confirment que pour ce type de prestation l’adition que nous avons payée est bien salée. Nous sommes dégoutés, ils nous disent d’appeler l’agence et d’insister pour avoir de meilleurs hôtels. Nous allons voir la police touristique qui nous donne les prix en principe pratiqués, et nous confirme également que le prix que nous avons réglé est excessif. Il nous conseille de continuer le tour mais  de retourner à Delhi un jour plus tôt. Cela ne sert à rien de rester à Jaipur un jour de plus, nous avons tout vu. Il nous dit d’aller voir la police touristique de Delhi dès notre arrivée, car lui ne peut rien faire (question de compétence selon les régions) puis d’en informer l’ambassade de France. De plus, il nous précise qu’il ne faut pas aller voir la police locale qui est corrompue… On rentre déprimés… 

On indique au chauffeur que l’on veut partir le soir même vers Agra pour visiter notre merveille du monde. Il nous explique que cela n’est pas possible car la seconde nuit est déjà réservée au même hôtel de Jaipur. Nous partons alors à 8 heures le lendemain pour Agra.

 

Rentrés à l’hôtel, Nuno part discuter avec le chauffeur concernant le manque de sérieux de l’agence qui nous a menti sur toute la ligne en nous disant que tous les bus et trains étaient pleins… En effet, il y avait des bus avec des places.  Le chauffeur comprend notre mécontentement mais nous avoue être impuissant, il n’est en effet pas responsable, il n’est qu’exécutant. Il nous confiera que son salaire mensuel est de 4000 roupies, soit 60 euros alors que nous avons payé 30 000 roupies pour 4 jours. C’est scandaleux, l’agence nous avait dit que la moitié du prix qu’on payait allait pour le chauffeur. Lui mal payé, et nous, nous avons payé trop cher pour la qualité du service. En somme, nous nous faisons tous avoir. Et le gagnant est le gérant de l’agence…

Montesquieu avait raison : « Tout homme qui a du pouvoir est tenté d’en abusé, tout homme va jusqu’à ce qu’il trouve des limites, une de ces limites c’est le Juge ». Si notre voyage nous fait découvrir des cultures et modes de vie différents, il y a quelque chose que nous retrouvons partout : les patrons qui exploitent leurs employés pour se faire d’énormes profits. Voilà la réalité de notre société mondiale actuelle !

 

 

Avant de se coucher, nous demandons au chauffeur de nous déposer à un cyber café pour donner des nouvelles à la famille et envoyons un mail à l’agence pour l’informer de notre mécontentement. Nous rentrons  à l’hôtel, préparons nos bagages et nous couchons.



21/10/2009
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