les 7 nouvelles merveilles du monde

Visite du Machu Picchu: notre 6ème nouvelle merveille du monde!

Dimanche 22 novembre 2009 : visite du Machu Picchu, notre 6ème merveille du monde

 

Réveil a 3h30. On prend un petit-déjeuner et on commence la randonnée à  4 heures 15. Il faut normalement 20 minutes pour rejoindre chemin qui monte au Machu Picchu (MP), et ensuite 1h30 d’ascension avec sur plus de 8 kilomètres et  400 mètres de dénivelé. Soit une randonnée d’environ 2 heures depuis Aguas Calientes. Sympa à 4 heures du matin !

Sur le chemin on sent un peu la compétition entre les routards, c’est la course pour arriver les premiers et être sur de faire partie des heureux élus autorisés à aller jusqu’au Wayna Picchu (WP), la partie la plus élevée du site archéologique et réservée aux seuls 400 premiers touristes du jour. Ces 400 chanceux seront répartis en deux groupes de 200. Le premier groupe aura accès au WP entre 7 heures et 8 heures, et le second groupe entre 10 heures et 11 heures. Pas mal de monde préfère le groupe de 10 à 11 heures ce qui permet de visiter tout le site du MP avant de monter jusqu’au WP.

 

 

On fera finalement le tout en 1h15, à un rythme sportif. Carole trime mais tient le choc. Nuno est épaté. On arrive donc largement à temps pour le Wayna Picchu, on aura les numéros 11 et 12, puis Jaro le 13, pour l ascension du WP entre 7h et 8h. On a choisi cet horaire pour faire partie des tous premiers visiteurs et avoir la chance de prendre des clichés privilégiés du site sans la foule de visiteurs qui arrive à partir de 9 heures. Cette nouvelle randonnée nous a encore fait économiser les 16 dollars A/R par personne qu’on aurait du payé si on avait pris le bus entre Aguas Calientes et le Machu Picchu.

Alors que tous les courageux randonneurs attendent l’ouverture des portes du site à 6 heures, débarquent les bus remplis de touristes, surtout des gringos américains qui eux n’ont pas hésité à payer les 16 dollars par personne pour éviter l’ascension matinale.

 

Historique du Machu Picchu :

Le site a été découvert par Hiram Bingham lors d’une expédition scientifique organisée par l’Université de Yale, le 24 juillet 1911. Quand Bingham arriva dans la vallée d’Urubamba, il fit connaissance avec un paysan : Malchor Arteaga, qui vivait dans au milieu de l’épaisse végétation de Mandorpampa. Ce dernier conta à Bingham que bien plus haut, sur le mont Machu Piccu il y avait d’importantes ruines archéologiques auxquelles on accède par un chemin difficile : un escalier recouvert par la végétation. L’explorateur était d’abord sceptique en raison des innombrables mites et légendes que l’on entendait sur les « cités perdues » du Pérou, puis demanda au paysan de le conduire jusqu’à ces ruines. Après une ascension difficile, il découvrit ce site rempli d’impressionnantes ruines archéologiques cachées sous une dense végétation tropicale, et abandonnées depuis des siècles.

Bingham explora le Machu Picchu avec de nombreux autres scientifiques, entre 1912 et 1915, et malheureusement ils dépouillèrent le site de nombreux objets incas trouvés sur place. Seulement une faible partie des objets trouvés a été rendue au gouvernement péruvien, et peut être observée au musée national.

 

6 h précises, notre 6ème nouvelle merveille du monde nous ouvre ses portes. C’est parti pour 7 heures de visite dans ce magnifique site archéologique, qui est le plus visité du Pérou et qui fut classé patrimoine mondial culturel et naturel de l’humanité, par l’Unesco le 9 décembre 1983. Le Machu Picchu ( vieille montagne) est un site merveilleux qui laisse le visiteur bouche ouverte devant sa beauté, renforcée par sa situation : le MP est perché sur une montagne de la cordillère de Vilcanota, à 2400 mètres d’altitude. On profite d’être dans les premiers visiteurs pour s’offrir des photos privilégiées. Depuis ce qui était le poste de contrôle, qui surplombe tout le site, on a une vue panoramique magnifique sur cet ensemble archéologique, et sur le canon d’Urubamba. On visite les moindres recoins du site que l’on parcourt en long et en travers. En plus des ruines, temples et terrasses andines, le MP abrite une incroyable richesse florale avec plus de 90 espèces d’orchidées, puis de nombreuses espèces animales, notamment des papillons exotiques, et, ce qui est moins agréable, des insectes qui malgré l’altitude prennent vos surfaces de peau découvertes pour leur déjeuner…

Mais ils sont fous ces incas ! Pourquoi avoir construit ce site dans un endroit aussi inaccessible ? une chose est sûre, si le Machu Picchu avait été un site militaire, jamais les espagnols n’auraient réussi à conquérir les Incas !

Description du Machu Picchu :

Les Incas ont bâti cette incroyable cité sur la montagne, ils ont donc du exploité l’espace le plus efficacement possible pour en faire une cité dynamique qui était un point de contrôle administratif stratégique entre les Andes et l’Amazonie. Les incas ont du faire preuve d’ingéniosité pour apprivoiser l’espace, avec par exemple la mise en pratique de leur technique des terrasses, qui permettent de s’adapter au dénivelé et ainsi de cultiver les terres sur des terrains très accidentés.

Le site du Machu Picchu se décompose en 2 grandes parties :

-          Le secteur Agricole, avec les fameuses Terrasses Andines comme nous venons de le dire, où l’on cultivait de nombreux produits pour nourrir les habitants de la Cité. Les terrasses supérieures étaient cultivées, tandis que les terrasses inférieures, plus petites, servaient de lieu de réserve où l’on gardait les cultures et vivres. On y aperçoit cinq petits bâtiments qui servaient de garde-manger, comme dans les sites de Ollantaytambo et de Chinchero, visités précédemment. Bizarrement, dans les terrasses on ne trouve aucune trace de canaux d’irrigation car le site est naturellement exposé aux nombreuses précipitations pluviales et à l’humidité ambiante.

-          Le secteur Urbain, qui s’organise autour d’une grande place entourée de deux groupes de construction, l’un à l’est l’autre à l’ouest. On peut observer de véritables ruelles, de longs escaliers entre les divers bâtiments, un système de canalisation très développé, et des impressionnantes constructions en granit qui montrent le génie architectural des incas. Un escalier de 3000 marches mène à la porte principale de la Cité. Au nord se trouvent les bâtiments religieux, au sud les bâtiments militaires et administratifs puis les habitations.

On ne citera que le splendide temple du Soleil : construction semi-circulaire édifiée sur une roche de granit de 10,50 mètres de périmètre, et adaptée à sa forme naturelle. Il y a deux fenêtres en forme de trapèze, et au nord une porte creusée dans la roche avec des ornements similaires au Temple de Qoricancha à Cusco. Jadis les parois étaient décorées d’or et de pierres précieuses.

Ascension au Wayna-Picchu : la cerise sur le gâteau !

Après la visite du site, on grimpe au Wayna Picchu, qui signifie « jeune montagne » en quechua, et qui se situe à 400 mètres au dessus du MP.  On y accède par un petit chemin qui commence à la « Roche sacrée », après une bonne heure de grimpette. C’est fatiguant mais ca en vaut la peine. A l’arrivée c’est magnifique, on a l’impression d’être suspendu au-dessus des nuages. Perché sur le sommet de cette montagne pyramidale, on a une vue panoramique sur tout le site archéologique du MP, sur tout l horizon, sur le canyon et sur le fleuve. On aperçoit même hydroelectrica, qui a vol d oiseau n a pas l air si loin. WP abrite également de nombreux groupes archéologiques, et des terrasses andines qui servaient certainement à des fins religieuses et rituelles.

L’ascension au Wayna Picchu c’est la cerise sur le gâteau. Ne pas y grimper c’est perdre l’essentiel de la magie du site, qui ne délivre toute son importance et sa beauté que depuis une vue panoramique.

Après en avoir pris plein la vue, on redescend jusqu’à l’entrée du site où l’on mange nos sandwichs, puis on reprend le chemin vers Aguas Calientes. Cette fois c’est en descente, c’est moins difficile. En seulement 40 minutes, on est de retour à l’hotel Los Caminantes ( vu ce qu’on aura marché depuis deux jours, on aura mérité d’y séjourner !). Après hésitation on décide finalement d’y rester passer la nuit car il est déjà 15 heures et on arriverait seulement vers 17 heures 30 sur hydroelectrica, ce qui nous ne permettrait pas de rejoindre cusco ce jour. Puis les trajets en combi et minibus sont déjà assez flippant la journée, on va éviter de les tenter la nuit.

Carole se repose, nuno part avec jaro au marché d’Aguas Calientes faire des nouvelles courses. Aujourd’hui il y a beaucoup moins de fruits, l’ananas nous coutera donc le double du prix de celui acheté la veille. Bon, il est certes un peu plus grand. En tout cas il est délicieux et ne donne pas d’aphtes à Nuno contrairement aux ananas que l’on trouve en Europe.

On se couche a 20 heures.



07/12/2009
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